La saga de Deejay & Lio

Saint-Fé - "Susie"  (La saga de Deejay & Lio) posté le jeudi 12 avril 2007 17:45


C'est reparti pour un article de la Saga...

Nous sommes en juin 1999 et la fête de la musique a été un succès. Pour notre premier concert, nous avons donné du plaisir à un public qui n'était pas descendu dans les rues spécialement pour nous voir mais que l'on su séduire et qui est resté. Ce fut une belle fête et, à présent, je n'ai d'autre but que de réïtérer cette expérience. Quand on a goûté aux parfums de la scène, on a une seule envie, c'est d'y retourner.

Les répétitions reprennent dans notre petit local au rythme régulier de 2 fois par semaine, l'ambiance est sympa entre les musiciens mais, ils n'ont pas l'air très pressés de remettre ça. Ils se montrent minitieux à l'extrême, travaillant et retravaillant inlassablement les mêmes morceaux que, pourtant, ils connaissent par coeur. J'ai l'impression qu'on pourrait les interprêter dans le noir absolu tellement on les a joué ! Les jours passent, les semaines défilent et bientôt l'été tire à sa fin sans que l'on ait pu se produire une nouvelle fois en concert. Moi, je m'impatiente d'autant plus que je pense que nous perdons notre temps, coincé dans ce local suffocant orienté plein sud, à l'intérieur duquel nous transpirons toute l'eau de nos corps dès après la première chanson. Et, je ne suis pas loin de m'ennuyer...

Un évènement va se produire dans le courant du mois d'août. Florent, le bassiste, a reçu par courrier la confirmation de son inscription dans une fac parisienne. C'est une excellente nouvelle pour ce qui concerne la suite de ses études parce qu'il a bossé dur pour l'obtenir et qu'il le mérite. Cela signifie également son départ dès septembre. Le groupe perd une partie de sa section rythmique. Il faut chercher un nouveau bassiste pour remplacer Florent mais, cela s'avère complexe car Bullu, le batteur, est orphelin de son ami bassiste avec lequel il entretenait une relation musicale forte. Cette nouvelle va précipiter l'arrêt de notre aventure commune car on ne remplacera jamais Florent. Ce bout de chemin fait ensemble aura été court mais intense et je n'en garde que d'excellents souvenirs. Le groupe se sépare amicalement et c'est peut-être mieux ainsi car, avec quelqu'un d'autre, ça n'aurait sans doute jamais été pareil...

Courant septembre, l'infatiguable Bullu m'appelle. Il souhaite remonter une formation et s'essayer à la composition. Il sait que moi-même j'écris et compose et il veut me présenter un guitariste. J'accepte de rencontrer le guitariste en question et, le jour venu, je tombe sur Hugues auteur-compositeur-guitariste-bassiste mais, également,...... ami d'enfance avec lequel j'ai usé mes fonds de jean's Levi's sur les bancs du collège de la 5ème à la 3ème !!! La vie nous en réserve parfois des insoupçonnées, pas vrai ? Je suis très intéressé par le projet d'autant que mes textes, jusque là rangés dans mes tiroirs, vont enfin prendre vie. La formation s'appellera "Saint-Fé".

Hugues est un musicien tout ce qu'il y a plus éclectique. Autodidacte, il peut tout jouer avec ce feeling et cette émotion que seuls ceux qui ont appris loin des rigueurs des écoles peuvent vous transmettre. Quoi qu'il interprête, que ce soit du Rock, du Blues, du Funk, son jeu en improvisation vous donne les frissons dès qu'il touche la guitare. Je sens que ça va coller et qu'on va tout déchirer ! Alors, on se lance et, tels des bohémiens écumant le bitume, nous partons ensemble à l'aventure.

Très vite, les premiers morceaux vont naître de cette collaboration, des morceaux plutôt Blues-Rock avec des tournes de batterie péchus, des rythmiques saturées mais, aussi, d'autre plus intimistes avec seulement une guitare folk et ma voix. Je m'éclate et je découvre à quel point la composition est quelque chose de magique. Le moment où les notes vont entrer en relation avec les mots, l'instant précis où le texte rencontre sa musique est à peu près inimaginable car impossible à prévoir. C'est comme si cela nous échappait, comme si ça tombait naturellement de ciel, comme si c'était irréel.

Quelquefois, on peut passer des heures à chercher en vain l'accord qui ira le mieux avec telle ou telle phrase, qui viendra soutenir et/ou enrichir le sens des phrases. Des heures que l'on croit perdues parce qu'improductive sur le moment. La déception, l'agacement, parfois l'énervement peuvent s'emparer de nous. Et puis, un jour, alors qu'on a décidé de travailler tout autre chose, l'étincelle est là qui jaillit sans crier gare, nos yeux s'écarquillent et se cherchent comme pour trouver dans le regard de l'autre l'émotion qui avalisera celle que l'on est en tran vivre. Mais, bon sang, c'est ça !!! L'alchimie s'est faite à nos corps et nos esprits défendant, presque sans que l'on s'en aperçoive. Quand ça sort de nous, comme ça, à l'improviste, on est dans la création pure et ça porte un nom : l'inspiration...

La chanson que je vous propose d'écouter aujourd'hui est un peu née ainsi. J'avais pondu un texte dont je ne savais que faire. Je le trouvait sympa, sans plus. Un jour, Hugues passe me voir chez moi. Il me tend un CD et me dit : "Ecoute ça !". Immédiatement, je me rue sur mon porte-vues où sont rangés mes textes. J'ouvre, je fouille frénétiquement et je fais maladroitement tomber une feuille. On dirait un jeune premier un soir de noce ! Aaaah ! Le voilà ! Je l'ai entre les mains ! Hugues m'inspecte, l'air interrogatif alors que je commence à fredonner les parôles sur sa musique. La mayonnaise dont j'ignore tout de la recette prend ! Alchimie, inspiration...

Ce morceau n'est pas finalisé. Vous allez écouter une pré-maquette du morceau final réalisée sur Q-Base VSt 24, un logiciel de musique. Les arrangements ont été réalisé à la va-vite, le mixage n'est pas ce qu'on appelle être un travail de pro et la voix est un premier jet qui n'a pas été travaillé. Mais, elle a le mérite d'exister et vous me direz, en tout honnêteté, ce que vous en pensez. L'enregistrement final, comme pour toute nos compositions, a bien sûr été déposé à la Sacem afin de protéger nos droits. Je peux donc le publier tranquillement. Bonne écoute...

Lesartsvert, contacte ton copain producteur. On ne sait jamais...
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Hearth, Wind & Fire - "Boogie Wonderland" par Deejay  (La saga de Deejay & Lio) posté le mercredi 04 avril 2007 21:24


Chante, Deejay, chante !

Pour vous accompagner dans vos recherches et réflexion dans la résolution de cette nouvelle énigme, voici un titre de funky bien connu interprété par mon frangin, le célébrissime Deejay...

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"Knock On Wood" par Deejay  (La saga de Deejay & Lio) posté le dimanche 25 mars 2007 14:03


Petit retour en arrière...

Après la publication, hier, de mon dernier article au sujet de "La Saga de Deejay", je suis retourné lire ceux que j'avais écris précédemment afin d'en vérifier la bonne continuité. J'ai constaté qu'il pouvait y avoir parfois quelques répétitions mais, elles sont obligatoires car elles permettent de synthétiser le récit antérieur et de faire le lien avec celui du jour. En revanche, j'ai remarqué que j'avais promis de mettre en ligne un titre repris par Deejay à l'époque de "Sans Interdits", le fameux "Knock On Wood", et que je n'ai pas tenu cette promesse. Hooouu ! Vilain Lio !!!

Ok, ok , on se calme... Je sais que vous êtes très nombreux à suivre assidûment les aventures de Deejay & moi, que vous êtes fin observateurs, que vous n'avez pas la mémoire courte et que vous commentez par dizaines les articles de La Saga, je me suis dit qu'il fallait rapidement réparer cet oubli avant d'être jeté en pâture aux lions... Ouais, bon, ok, j'en fait des tonnes mais, j'aime bien saupoudrer mes articles d'un peu d'humour et d'ironie...

Bref, nous sommes revenus quelques années plus tôt dans la vie musicale de Deejay lorsque, mon départ consommé, les musiciens de Sans Interdits reprenait le fil de leur histoire, le cours des répétitions et le chemin des concerts. Souvenez-vous que c'est le moment choisi par les membres historiques du groupe pour donner un tour nouveau à la formation et repartir du bon pied. C'est aussi à cette époque-là que le répertoire évolue vers moins de Rock et de Hard-Rock et davantage de Funk et de Rythm N' Blues afin de privilégier les musiques dansantes et entraînantes.

Aujourd'hui, je rectifie mon étourderie en mettant ce fameux morceau à votre disposition en espérant que cet enregistrement studio fera se lever et danser la majorité d'entre vous...

En avant la musique !

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Fête de la musique - 1999  (La saga de Deejay & Lio) posté le samedi 24 mars 2007 16:05

J'espère que vous avez suivi...

Ou en étions-nous ? Je vous avez laissé fin décembre avec quelques photographies de Deejay et moi prises lors d'un concert à Marseille des "Funky Brothers", le groupe de reprises de mon frère. Depuis, j'ai publié de nombreux articles parmis lesquels, hélas, aucun de la saga. Me revoici aujourd'hui, le coeur léger et l'esprit serein, prêt à poursuivre le conte de nos aventures musicales. Les accros se souviendront que Deejay et moi nous sommes éveillés ensemble aux sons des guitares et aux rythmes de la batterie avant que nos chemins musicaux ne se séparent. Inutile de faire la synthèse des récits déjà contés, vous n'avez qu'à vous armer de courage et aller fouiller dans la rubrique "La Saga de Deejay" pour vous remettre les idées en place...

Nous sommes en 1999 et je viens de terminer mon premier mini-concert dans les locaux de "l'Immeuble à Musique", endroit spécifiquement réservé aux répétitions de toutes sortes de groupes. Sur nos visage radieux, on peut lire toute la satisfaction de ceux qui, en partie aidés par le trac, ont réussi une prestation de qualité devant un public averti. Nous retournons dans notre box de répèt' afin de souffler et échanger nos sentiments sur les 6 morceaux que nous venons d'interpréter et, opportuniste que je suis, profitant d'une ambiance détendue à souhait, je saisis l'occasion de présenter un projet plus ambitieux. Puisque nous sommes capables de jouer devant du monde, pourquoi s'en priver ? Il faut remettre ça et vite !

J'ai déjà démarché les bars-musicaux du coin et j'ai une date fixe dans la poche. Mes comparses me regardent comme si j'étais un Alien sorti tout droit d'un film de science-fiction ! Qu'importe, nous devront être prêt pour le 21 juin prochain, jour de Fête de la Musique. Inutile d'attendre davantage, je sais par expérience que, généralement, les musiciens sont constamment à la recherche de la note particulière qui agrémentera le solo, de la sonorité singulière qui viendra égayer le morceau, de l'accord unique qui embellira le couplet... bref, ils ne sont quasiment jamais satisfait de leur production. Alors, je prends les devants et on verra bien...

Les répétitions vont bon train, chacun investissant de sa personne un peu plus que d'habitude. Il faut comprendre que le 21 juin, il n'y aura pas qu'un seul groupe à se produire et, si on veut retenir les badauds, il faudra être au top de nos possibilités. Alors, on en remet une couche, on revoit chaque morceau dans le détail, n'hésitant pas à le décortiquer de nouveau entrièrement pour mieux l'explorer de fonds en combles. C'est un viol musical !

Arrive le jour "J" accompagné de Mr Stress et Mme Trac... La sono et la batterie sont montées rapidement, les musiciens se branchent, il est 19h et nous débutons la balance des instruments devant les patrons des deux bars qui nous ont engagés. Ils connaissent notre répertoire Rock, ça leur plait, ils vont payer 2000 frs la soirée. Autant leur en donner pour leur argent en remplissant la vaste terrasse remplie de tables et de chaises et aggrandie pour l'occasion. Sacré défi ! D'autant que la mode des Boys Band bât son plein et que nous allons jouer du Rock des seventies. Le nom du groupe est scotché sur la vitrine derrière nous : ROOT'S 70 ! Les gens accrocheront-ils ?

20h, la platine Cd qui débitait les chansons en vogue pour attirer le chalan est débranchée. Sur l'esplanade, les instruments muets et délaissés ont retenu les curieux. Une trentaine de personnes sont attablés et attendent boissons à la main et yeux écarquillés. Nos coeurs palpitent, la tension artérielle de chacun de nous à grimpé en flèche et la température, en ce premier jour de la saison d'été, nous paraît d'autant plus insupportable. Des gouttes de sueur perlent sur nos fronts, il va faloir y aller. C'est l'heure du show !

Pour ne pas casser l'ambiance, nous débutons avec "All Right Now" du groupe Free puis, on enchaine avec "Thrill Is Gone" de B.B. King et la foule grossit, les passants s'arrêtent, s'amassent devant nous et envahissent les dernières tables vides. Pendant que les serveurs vont et viennent, bras tendus et plateaux remplis, on poursuit avec "Crache Ton Venin" de Téléphone, "Smoke On The Water" de Deep Purple, "Fire" de Hendrix, "Good Times, Bad Times" et "Wholo Lotta Love" de Led Zeppelin et, enfin, "Walking By Myself" de Gary Moore. Les gens chantent, dansent, applaudissent, en redemandent... On en imaginait pas autant. C'est le feu !

Le concert va durer jusqu'à minuit et demi avec beaucoup d'autres reprises et dans une très belle ambiance devant des dizaines de personnes. Epuisés, il nous faut cependant recommencer. En effet, pendant l'entracte, Bullu (vous vous souvenez ? C'est le surnom de mon batteur...), Bullu donc, a rencontré un ami qui tient un pub irlandais sur le Vieux-Port. Ce dernier a apprécié nos morceaux et nous a proposé de venir jouer 1h ou 2 dans son pub à la fin de notre concert moyennant 1000 frs. Et, nous voilà partis, instruments rangés dans les voitures, vers ce lieu ou nous sommes attendus... La fête durera une bonne partie de la nuit et le gars, voyant que nous ne comptions pas le temps, fera un geste en rallongeant la prime de 500 frs. Sympa, d'autant qu'on aurait joué pour rien sinon pour le plaisir !

Je me souviens qu'à 6h du matin, on prenait le café et les croissants attablés à une des nombreuses terrasses du Vieux-Port, refaisant la nuit de concerts au soliel levant, les yeux encore embrumés et un sourire niais accroché à nos visages.

Nous étions heureux...

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Trois lurons en foire - Part two  (La saga de Deejay & Lio) posté le mercredi 27 décembre 2006 14:49

Deejay et moi espérions graver sur le disque dur un souvenir fraternel de concert. Mais, Bruno, il est comme la poussière : il s'infiltre partout !

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