Coup de gueule

La poudre aux yeux  (Coup de gueule) posté le mercredi 20 février 2008 15:30

 

Le droit de rêver sous un toît, pas sous une toile.

"Il n'y a pas de pauvres en France. Certes, il y a des gens, des marginaux, des SDF, qui ont choisi de s'exclure du système, de ne pas travailler mais, c'est un choix personnel !" a dit Balkany - ouais, j'ai pas mis "Monsieur" volontairement, y mérite pas !

Hé Balkany !

Le "choix personnel" qui selon toi est la cause de la marginalisation des SDF, tiens, prends-le dans ta gueule, face de mort !

 

lien permanent

Nouvel Observateur ou Néo Voyeur ?  (Coup de gueule) posté le dimanche 27 janvier 2008 18:09

Tiraillé, le Nouvel Obs... 

Aujourd'hui, poussons un petit coup de geule contre la fâcheuse tendance à la people-isation du Nouvel Observateur, ce magasine dit de gauche, obligé de faire un grand écart dangereux, mais vital paraît-il. Entre les attentes exigentes de ses lecteurs assidus et la recherche de ressources nécessaires pour sa survie, la rédaction semble pour le moins tiraillée, tout au plus un peu perdue. Décriptage.


L'article que j'aurais pu écrire... 

Par Daniel Schneidermann

Et en plus, ils l'ont retouchée !

(...) Depuis que j'ai vu cette photo (ndlr : Beauvoir nue, en couverture de l'Obs), personnellement, je ne trouvais pas les mots.

C'est très bizarre : une sorte de colère qui ne trouve pas les mots. Une colère devant la profanation dont se rend coupable cette couverture, mais freinée par le découragement devant les discours d'autojustification des pontes de L'Obs, que j'entendais d'avance.

Mais comment doncques ? Nous voulions illustrer le scandale, il nous fallait bien publier une photo scandaleuse ! Tu vas tout de même pas nous jouer les père-la-pudeur, Daniel ? Choqué par une paire des fesses, maintenant ? Ah, on aurait bien aimé t'entendre, à l'époque de Courbet, devant L'origine du monde.

Mais non Messieurs. Ce n'est pas n'importe quelle paire de fesses. Ce sont les fesses de Simone de Beauvoir, écrivain français, morte, sans descendance, sans personne d'autre pour la défendre aujourd'hui que l'association La cause des femmes, qui a protesté dans le désert contre votre profanation.

Et ce qui me choque, ce n'est pas ce cul.

Ce sont vos mots pour nier ce que vous avez fait.

Ce que vous mettez en couverture, ce n'est pas Simone de Beauvoir.

C'est du cul.

Mais attention, pas n'importe quel cul. Un cul anonyme, vous ne vous permettriez pas. Ce serait mauvais pour l'image du journal. Les annonceurs risqueraient de faire la grimace. Ils n'aiment pas ça, les annonceurs, même si ça fait vendre. Ce sont de petits êtres sensibles. Ils ne veulent pas être associés à n'importe quel cul.  Un cul, oui, mais alors, celui de Beauvoir, pionnière du féminisme. Autrement dit, un cul intouchable. Un cul derrière lequel vous comptez bien vous abriter, pour vous prémunir contre les critiques.

 Car vous avez trouvé la parade. Vous attaquer, dire que vous avez tenté de vendre du papier avec un cul à la Une, ce serait donc attaquer Beauvoir, et pire encore, porter la main sur les conquêtes féministes du dernier demi-siècle. Voilà le glissement, sur lequel compte votre impunité.

Mais je n'avais encore rien vu.

Et notamment, ce que je n'avais pas vu, et même pas deviné, même pas pressenti, c'est que non content d'aller sortir de la tombe le cul de Beauvoir, L'Obs, l'a retouchée, la photo.

C'est le professeur Gunthert, qui juxtapose sur son blog les deux photos, l'originale et la retouchée.  

Regardez bien ces deux images. Vous pouvez même cliquer, pour voir les retouches en gros plan. Retouchée exactement comme Match retouche les bourrelets de Sarkozy, on gomme un peu de cellulite, un peu de culotte de cheval, et tiens, tant qu'à faire, on recadre légèrement, pour éliminer la cuvette des toilettes. C'est vrai, quoi. Pas très esthétique, la cuvette des toilettes. Et pour faire bonne mesure, pour que cette salle de bains ne dépare pas dans les Belles Demeures qui font l'avant-dernière page de l'Obs, on revoit un peu cet éclairage glauque des années 50. 

C'est vrai, quoi !

Tu aurais pu t'entretenir un peu, Beauvoir !

Tu aurais pu y penser, qu'un jour cette photo-là, un hebdo la mettrait à la Une. Tu aurais pu investir un peu, dans toutes ces crêmes dont débordent les pages de pub de L'Obs, cet hebdo pour féministes d'aujourd'hui.

Et voilà.

Et me voilà maintenant avec deux colères pour le prix d'une. La colère inexprimable qu'ils aient publié cette photo, et la colère supplémentaire qu'ils aient osé retoucher Beauvoir, pour la faire ressembler à un top modèle d'aujourd'hui.

Et même, tiens, une troisième : la colère de ne pas avoir pressenti tout de suite ces retouches, en voyant la couverture de L'Obs.

La colère d'être encore assez naïf pour les imaginer incapables de retoucher Beauvoir, alors que nous venons de créer un site justement pour relever ce genre de choses. Avec une rubrique baptisée "retouches" justement pour signaler ce genre de choses.

Mais voilà. C'est dit. 


Le commentaire que j'aurais pu écrire...

Par Alain Provist (professeur à Champigny) 20H57 le 07/01/2008

Pauvre Nouvel Observateur soi-disant journal intellectuel de gauche et qui se comporte comme un vulgaire canard people maladroit à force de courir derrière un lectorat de plus en plus improbable et tous les magazines Matcho-Galo-Voiço-VSD. Quelle différence finalement entre les photos d'Entrevue sur la Miss France et ces sites qui traquent la sirène ? Simone qui a lutté pour la condition féminine doit se retourner dans sa tombe, si elle est encore abonné à ce journal, en constatant qu'elle est réduite au statut d'objet de désir et d'argument commercial. Ce n'est plus le Nouvel Observateur mais le Néo Voyeur. Passons sur le paradoxe de plus en plus fragrant entre le contenu social et les publicités pour les produits de luxe et sur la critique virulente de la gauche. La différence entre la presse de droite et la presse de gauche est que la presse de droite soutient la droite et critique la gauche et que la presse de gauche critique la droite et la gauche. S'il en est maintenant à mettre sur le trottoir ses idoles, il y a de quoi s'inquiéter. A quand les photos de Duras, Yourcenar et Nathalie Sarraute en maillots de bain ?
Quant au contenu du dossier que j'ai quand même lu, il n'apprend rien à ceux qui connaissent déjà Simone de Beauvoir et la réduit à une sorte de Paris Hilton auprès de ceux qui ne la connaissent pas. Lisez plutôt les mémoires, les Mandarins et le Deuxième sexe.




 Vous remarquerez que, pour une fois,
ce n'est pas moi qui le dit.
lien permanent

Le droit d'aimer  (Coup de gueule) posté le samedi 19 janvier 2008 11:03

Nous demandons la libération immédiate de Mohammed  et l'abrogation de son arrêté de reconduite à la frontière !!!

Mohammed ZARDA, un marocain en situation irrégulière, et Leatitia VES, ressortissante française ont décidé de se marier après deux ans de concubinage.

Le couple dépose un dossier de mariage auprès de la Mairie de Dijon qui, suspectant un mariage blanc, saisi le Procureur de la République. 

Une enquête est lancée et le couple est interrogé une première fois par la police. 

Quelques jours plus tard, le véhicule de Leatita est bloqué par deux voitures de police devant l'école de son fils de trois ans. Les fonctionnaires de police la menotte et l'informent qu'elle doit les conduire à son domicile pour que Mohammed soit interpellé.

Leatitia proteste et signale qu'elle doit prendre son fils à la sortie de l'école. Les policiers l'obligent à monter dans leur véhicule en lui disant qu'ils ont prévenu l'école et que l'enfant ne sortira pas. 

Arrivés devant le domicile du couple, les policiers demandent à Leatitia d'ouvrir la porte. Celle-ci refuse dans un premier temps mais les policiers menacent d'enfoncer la porte. A l'intérieur du logement, Mohammed cède et ouvre. ...

Il est immédiatement interpellé et placé en garde à vue.  Mohammed est au centre de rétention du Mesnil Amlelot (Roissy – 77) dans l'attente de son éloignement vers le Maroc.  Le juge des libertés ayant confirmé son maintien en rétention...

Une française interpellée, menotée et contrainte de livrer la personne qu'elle aime ! 

Une mesure d'élognement prononcée en vue de faire obstacle à un mariage ! Un couple mixte séparé !

Je m'associe à la protestation du mouvement des Amoureux au ban public pour  dénoncer avec vigueur ces pratiques inadmissibles et ignobles dans un Etat de droit. 

Nous demandons la libération immédiate de Mohammed  et l'abrogation de son arrêté de reconduite à la frontière !!!

Signer la pétition - Voir les signataires

 

Ecrivez également au Préfet Dominique BUR pour lui demander la libération de Mohamed ZARDA et l'abrogation de l'arrête de reconduite à la frontière :

Monsieur Dominique BUR
Préfet de Côte d'Or
Fax : 03 80 30 65 72 

Courriel  : dominique.bur@cote-dor.pref.gouv.fr

 

Le Mouvement des Amoureux au Ban Public

Au nom de la lutte contre les mariages blancs et du contrôle de l'immigration familiale, reléguée au rang peu enviable «d'immigration subie», le durcissement continu des lois et des pratiques administratives produisent des situations inadmissibles : multiplication des procédures d'opposition à mariage, difficultés pour obtenir la transcription des unions célébrées à l'étranger, multiplication des refus de visa ou de titres de séjour, éloignement des conjoint(e)s de français(e)s en situation irrégulière, enquêtes de police sur la communauté de vie ne respectant pas les règles élémentaires de déontologie, d'objectivité et de respect des personnes auditionnées, non reconnaissance du droit au séjour des couples mixtes vivant hors mariage....
Des collectif de couples mixtes, les «Amoureux au Ban Public» se sont constitués partout en France pour assurer la défense du droit à une vie familiale.

Visitez le site des amoureux au ban public http://amoureuxauban.net


Contact  : coordination@amoureuxauban.net 

lien permanent

Résistance !  (Coup de gueule) posté le jeudi 03 janvier 2008 14:41

Vision intérieure du café résistant 

"Je me considère comme un résistant en temps de paix", assène le patron du café 203, à Lyon, qui a décidé de s'opposer à la loi anti-tabac par une performance originale : laisser ses clients fumer pour alimenter un "acte de délinquance (...) artistique".

Contrairement à tous les zincs des cafés et autres brasseries de France, les planches en bois rouge de ce café branché, dont s'échappent encore d'épaisses volutes de fumée, ont conservé leurs cendriers.

Malgré le risque encouru par la direction d'une amende de 750 euros pour cause d'incitation à l'infraction, ils restent en effet disposés partout dans l'établissement, et à l'intérieur des petits objets de verre, le patron, Christophe Cedat, 41 ans, a disposé un petit mot :

"Fumeurs, vous participez à un acte de délinquance qui peut aussi être considéré comme une oeuvre artistique. Vous laissez l'empreinte de votre dépendance au tabac, qui sera fixée à jamais".

En clair, les mégots laissés dans le cendrier sont photographiés par M. Cedat dans leur disposition originelle, pour créer une "image d'art" qu'il expose sur plusieurs supports : sets de tables, fonds de cendriers, tableaux à tendance et aux couleurs pop-art.

"J'ai déjà photographié plus de 7000 cendriers de clients et fait faire plus de 800 nouveaux cendriers, dont le fond est l'une de ces images", s'enorgueillit Christophe Cedat.

Par "devoir de résistance" et pour financer "le dernier espace de liberté en France", le cafetier a imaginé un stratagème : les amendes qui lui seront immanquablement infligées par les services préfectoraux seront financées par la vente des cendriers à 20 euros pièce, et 200 euros pour ceux qui auront été l'objet d'une infraction.

En ce début janvier, généralement calme, la gargote est bondée. "On est venus dès qu'on a su qu'on pouvait toujours fumer", confesse Nicolas, 18 ans, du lycée Ampère tout proche.

Très enthousiaste, il salue l'initiative du bistrot qu'il appelle son "QG".

"On a été trop surpris qu'ils osent, ça nous a fait plaisir. Et moi, de toute façon, je vais continuer de fumer car un café, une clope, ça fait un siècle que ça dure", commente-t-il.

A la table d'à côté, l'engouement est le même : "J'étais en pyjama quand mon ami Thomas m'a appelée en me disant "il faut y aller!". Je me suis habillée et suis sortie illico pour l'occasion", confie en riant Anne-Laure, jolie étudiante de 21 ans.

Très remontée, Michèle, 43 ans, enseignante, participe elle aussi à l'opération: "Je fume très peu, mais rien que de savoir que c'est interdit, je vais fumer de plus en plus", affirme-t-elle, avant d'ajouter: "ici c'est la résistance physique, j'adore".

Et quand on agite le risque de fermeture, M. Cebat a une réponse toute prète :

"Ce ne sera pas une fermeture, ce sera de la censure!"

lien permanent

Se taire, c'est cautionner  (Coup de gueule) posté le samedi 15 décembre 2007 18:09

Martin Niemöller écrivait en 1935 :

"Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes
Je me suis tu, je n'étais pas communiste.

Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes
Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.

Lorsqu'ils sont venus chercher les sociaux-démocrates
Je me suis tu, je n'étais pas social-démocrate.

Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs
Je me suis tu, je n'étais pas juif.

Puis, ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester."

Aujourd'hui...

Lorsqu'ils arrêtent les mineurs étrangers pour les renvoyer dans leurs pays au mépris de l'ordonnance de 1945, je dois élever la voix bien que je ne sois pas un mineur étranger ;

Lorsqu’ils internent et persécutent les journalistes au mépris de l'article 109 et du droit inaliénable à l'information, je ne dois pas garder le silence bien que je ne sois pas journaliste ;

Lorsqu’ils s’en prennent aux minorités et aux miséreux en bafouant les lois de protections des plus faibles, j'ai le devoir de ne pas me taire bien que je sois pas tout à fait miséreux car…

Lorsqu’ils viendront me prendre, il risque de n’y avoir plus personne pour me défendre...

 Blog de nathlb : On est vivant tant qu'on n'est pas mort, A mes pieds

Quitte à passer pour un âne

intransigeant et subjectif

qui file un mauvais coton...

(Clin d'oeil à Vincent)

lien permanent



 

ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à redlionofmars

Vous devez être connecté pour ajouter redlionofmars à vos amis

 
Créer un blog